Je sais pas encore

L'adresse.

Extrait :
"L'Enfer a les yeux bleus.
Si sur tout ça y'avait du corps. Des meubles entrecoupés, vitreux, et gonflés de cire. Si y'avait eu un bout d'égratinure. Des erraflures. À fleur de peau. Je n'ai compris qu'un morceau des partitions. Des chants à tue-tête. Ma tête de mule, c'est une bourrasque. Qui jongle avec ces halos de couleurs tricotés. Celles qui me font pensé au chapeau de la torturée. Une vingtaine de jour sans mon pacifiste. Les idées de plombs. La mélancolie qui s'avance. Des pas de loups sur les ballots. Les armoiries en statuettes des marbres. Les réveils aux aiguilles de fers. Je m'écrase. Non allez, j'm'enfonce. Ses rêves s'annulent au millieu du cousin bleu. Sur un air des Ogres un peu loin, je l'avoues. Sur des ficelles de métier, sur les cordes balancés. Ses doigts, ces beaux funambules, simples, gracieux, aux allures de tristesse et griffés. Qui changent de fils toutes les secondes. Ces indécis du dièse. Ces marchands de commissures grinçantes. Les instantanés sans filtre. Les balanceurs de sourires. Et de têtes à têtes ratés. Une ligne droite, ses mirages ambulants. Il a les mains tièdes, les sarcasmes humides et les dents trop serrées. Pourtant, il réussi à chanter. Quand on lui chipe ses tours de poignets, il vous les délaisse au cou. Il conduis la danse. Il marche même plus sur les pieds. Il ne perds pas le nord.
Sur Pierre."


J'aime. C'est tout.

# Posté le lundi 21 novembre 2005 11:25

Modifié le mercredi 21 décembre 2005 08:36

Chloé.

Son blog est par ici.

Extrait :
"...Je suis de celles pour qui la fuite est une obssession. Par tous les moyens, il faut fuguer. Un jour j'ai écrit La plus belle de mes fugues c'est celle que je n'ai jamais faite....Comme j'en étais fière, de cette phrase. Je l'ai écrite un peu partout. On dirait pas comme ça, mais elle me représente tellement. C'est idiot? allez vous faire foutre. Et pour les autres, non vous ne comprenez pas ! Je ne veux pas que vous compreniez cette phrase. Celà voudrait dire que vous me comprenez. Mais je ne veux pas. Parce que je suis bizarre. Et les bizarres sont des incomprises. Et je suis amoureuse des incomprises. Alors allez vous faire foutre un point final.

Je suis de celles qui, quand quelqu'un meurt, ne sont pas tristes. Parce que c'est juste qu'on ne l'a pas vu depuis longtemps. Il y beaucoup de gens, qu'on a pas vu depuis longtemps. Pourquoi on pleurerait pour celui là ? Ne pas voir les gens, moi, ça ne m'atteint pas. Je profite sur l'instant et j'imagine juste que, quand ils sont au ciel, c'est que je les verrais pas pendant longtemps. Après tout, c'est un peu pareil. Un peu.
Ca marche aussi pour les lieux. J'ai la maladie des lieux. J'aime beaucoup les lieux. Déjà moins les gens, ils sont fourbes, ils changent trop.
Un hôtel de mon enfance, en Bretagne, a été détruit. J'ai pas pleuré. J'ai fait "oh". J'y suis pas retournée là bas. C'est pas comme ci j'avais vu un trou béant à la place. Pour moi, il y est toujours, c'est juste que j'y retourne pas. ..."


Je les ai bouffé, ses 92 articles, d'un coup, sans interruption, et sans aucun mal. Et j'crois que ca veut bien dire ce que ca veut dire. Mais merde (puisque je ne sais pas écrire "putain") on s'en prend plein la gueule.

# Posté le vendredi 25 novembre 2005 17:01

Modifié le mercredi 21 décembre 2005 08:36

Kimi

Son blog.

Extrait :
"Un jour, dans le bus...

Triste monotonie...Tous les matins à la même heure, je prends le même bus toujours au même endroit. Je mets toujours exactement le même temps pour aller au même lycée, suivre les mêmes cours avec les mêmes profs...
Mais ce matin quelque chose a cassé mon quotidien.

Comme toujours, j' avais la musique entre les oreilles, mes doigts dansaient sur mon baladeur quand au loin j' ai entendu une petite voix.
- Excuse-moi, je peux m' assoir à côté de toi ?
Je tournais la tête, une fille qui devait avoir mon âge me regardait les yeux implorants. Elle avait de très longs cheveux noirs, une peau mâte, mais des yeux d' un bleu si clair que j' aurais pu me plonger dedans...
- Oui, bien sûr !

Elle s' assit lentement et ferma les les yeux. Elle avait de longs cils noirs qui lui tombaient sur les joues...
Qu' est-ce qu' elle était belle...
Puis une larme sortit de nulle part. Puis une autre, et encore une autre.
Elle se mit à pleurer dans retenue, comme si il n' y avait personne autour d' elle.

- Excuse-moi, est-ce que ça va ?
- Oui, oui, ne t 'inquiète pas...
Pâle sourire, petite geste de la main, une larme...

Je n' ai pas insisté. Mais elle continuait à pleurer et je me sentais de plus en plus mal à l' aise. J' avais envie de lui chuchoter des mots pour la réconforter, j' aurais voulu l' écouter pour pouvoir la consoler, mais je ne la connaissais absolument pas. C' était la permière fois que je la voyais...

- J' ai un mouchoir si tu veux...
- Non merci, c' est ici que je pleure pour de vrai. Un mouchoir ne servirait à rien...
Et elle pose délicatement sa petite main sur mon coeur.
Les larmes me montaient aux yeux...

J' arrive à mon arrêt. Je descends. Elle non. ..."


Longtemps qu'elle a laissé sa trace ici, quand à moi, longtemps que je n'étais plus venue. J'ai fait mon retour sur son blog, personnel certes, mais un bon style à fleur de peau, qui touche beaucoup je trouve. Au moins, je n'ai pas eu l'impression de perdre mon temps, ca encourage vraiment, et les 10 personnes en attente vont bientot recevoir de mes nouvelles.

# Posté le mardi 13 décembre 2005 16:40

Modifié le mercredi 21 décembre 2005 08:34

A.

Le blog de celle qui a le même raccourci pseudo que moi.

Extrait :
"Je n'ai pas le droit de dire JE. ni qui je suis. Ni l'erreur que j'ai commise pour atterrir ici. Je sais pourtant que j'ai peur d'être confuse, maladroite. Il n'y a pas exactement des organes pour gérer ce qui se trame en moi, il n'y pas exactement de muscles pour maîtriser les mouvements d'Idées, il n'existe pas vraiment le corps. La voix, rauque et faible, douce et sensuelle, celle d'il y a des années, celle de la jeunesse future, grignote un peu cette image du corps vaporeux, celle du corps qui n'existe pas, celle de l'ame libérée ; se brise sur les murs du silence.
...
Il y avait le soleil, maintenant il se cache. Il y avait Elle, maintenant si lointaine. Elle depuis avant avec une autre. Elle et sa passion qu'elle élabore.

Je ne sais pas parler. Je connais les mots. Je connais les gestes. Mais je n'ai pas de voix. J'articule mes mains. Mes articulations de la langue sont rouillés. ..."


J'aurais presque envie de dire que c'est accompli. Et puis ces photos... J'aimerais savoir si elles sont toutes, ou pour la plupart au moins, de toi, si tu pouvais répondre ici, ce serait sympa.
La photo fait partie de l'extrait, oh! miracle ca marche, si cette photo n'est pas de toi (ce serait une foutue coïncidence de merde quand même) dis le moi, que j'en change...
A.

# Posté le vendredi 16 décembre 2005 15:11

Modifié le mercredi 21 décembre 2005 08:33

Manon

Une galerie plus qu'un blog.

Extrait :
(si la photo n'est pas de toi, dis-le moi en commentaire, je la change)
Manon

# Posté le vendredi 16 décembre 2005 15:28

Modifié le mercredi 21 décembre 2005 08:33