Extrait :
"L'Enfer a les yeux bleus.
Si sur tout ça y'avait du corps. Des meubles entrecoupés, vitreux, et gonflés de cire. Si y'avait eu un bout d'égratinure. Des erraflures. À fleur de peau. Je n'ai compris qu'un morceau des partitions. Des chants à tue-tête. Ma tête de mule, c'est une bourrasque. Qui jongle avec ces halos de couleurs tricotés. Celles qui me font pensé au chapeau de la torturée. Une vingtaine de jour sans mon pacifiste. Les idées de plombs. La mélancolie qui s'avance. Des pas de loups sur les ballots. Les armoiries en statuettes des marbres. Les réveils aux aiguilles de fers. Je m'écrase. Non allez, j'm'enfonce. Ses rêves s'annulent au millieu du cousin bleu. Sur un air des Ogres un peu loin, je l'avoues. Sur des ficelles de métier, sur les cordes balancés. Ses doigts, ces beaux funambules, simples, gracieux, aux allures de tristesse et griffés. Qui changent de fils toutes les secondes. Ces indécis du dièse. Ces marchands de commissures grinçantes. Les instantanés sans filtre. Les balanceurs de sourires. Et de têtes à têtes ratés. Une ligne droite, ses mirages ambulants. Il a les mains tièdes, les sarcasmes humides et les dents trop serrées. Pourtant, il réussi à chanter. Quand on lui chipe ses tours de poignets, il vous les délaisse au cou. Il conduis la danse. Il marche même plus sur les pieds. Il ne perds pas le nord.
Sur Pierre."
J'aime. C'est tout.

