Anais

Son blog c'est celui-ci.

Extrait :
"Il suffirait simplement de tout refaire. Dès le début.Reprogrammer l'accouplement, cet acte qui doit être du plaisir .Changer l'éducation pourquoi pas? Ne pas donner de tétine, pourtant quel plaisir à mastiquer quelque chose, je me revenge encore aujourd'hui sur les bouchons de mes stylos billes. Que j'arrête de faire ma sainte ni touche , celle qui n'aurait jamais rien vue, si c'était le cas pourquoi , je prie encore ce Dieu en qui je ne crois pas, pour ne pas avoir de retard dans ma période du mois.
...Il faudrait arrêter de prendre cet air supérieur? De rire, de pleurer, la nature a mal joué? Il est tard, mais ce foutu temps, passe. Je me prend pour qui déjà? Quelqu'un que je ne suis pas. J'apprend des formules pour savoir que (a+b)² c'est égal à a²+2ab+b² , c'est certes évident que pour vivre, il faut du temps. Mais le temps, il court pour aller où? Mais non, j'en suis encore là. Essayant de prendre mon envol, en vain .Les compliments ne font pas la queue, ou alors se sont perdus en route .

Sur la route , palalala, sur la route ... "


Précision, la photo c'est aussi un extrait...
Belles photos, beaux textes où jamais rien n'est dévoilé finalement... Textes courts mais percutants, c'est aussi bien.
Anais

# Posté le samedi 15 octobre 2005 13:47

Modifié le mercredi 21 décembre 2005 08:39

Charlotte.

Lien.

Extrait :
..."Je n'ose pas continuer. J'hésite. Là, ça touche. Je pourrais le dire à E, C, P ou encore S. Je pourrais le dire à Henode, ou J. Dire que là, c'est l'obsession. Je suis dans le point de mire. J'ai la fléche qui éjacule. Là, maintenant, à ce point précis, le corps danse sur la terre inconnue de l'écriture. Celle qui obséde. Tourne. Tourne. Le sujet du monde. Je me répéte. Le sujet du monde. Là, à ce moment précis. Je pourrais le dire. S, je te le dis. C'est comme la nuit derniére, quand tu as craqué tes mots, dans le noir. C'est comme cette sensation, qui supprime la lumiére, le corps se craque, sans bruits, le corps céde. Le visage en plastique, je deviens nouvelle. Et toute ma vie, j'essairai de poser les mots, sur cet amour répugnant de l'écriture, qui prend les yeux pour les arracher et ne laisser que des trous baignant de ciels ouvert. Toute ma vie. C, je te le dis. Tu ne comprends pas. C'est comme Romain qui te mord l'ombre blanche de ta lévre inférieur. Jusqu'a la faire saigner. C'est ce mouvement que tu as eu pour le faire reculer. C'est ce silence de la honte. C'est ce sang qui coule, sucré et amoureux. C'est ta gifle à toute volée ensuite. C'est Romain, qui te retient violemment par le bras, c'est la vulgarité de sa grimaçe. Ca ressemble à ça. Là maintenant. C'est cette brûlure sur la chaire fines des lévres qui gonflent sous les dents qui mordent, et serrent, serrent. Toute ma vie, à décrire ce moment là. Je te le dis P, c'est comme ces garçons qui mettent la main sur toi, c'est comme cette violence, et cette douche que tu prends ensuite pour te laver, c'est cette lutte contre le désir, et cet évanouissement du noeud qui bave. C'est l'émotion éteinte. Toute ma vie, vraiment. Toute ma vie." ...


Ca a été dur de trouver un extrait... Rien à dire, juste lire, y'a un putain de style là-dedans, un genre jamais vu ici.

# Posté le vendredi 11 novembre 2005 12:27

Modifié le mercredi 21 décembre 2005 08:39

Je sais pas

Le blog est .

Extrait :
"Tu me fais rire.
C'est toujours ça, me diras-tu.
Tu es pathétique, risible, trop sage, lisse, froide.
Tu ranges mes rêves au placard, estropies mes espoirs vains.

J'ai les cheveux en bataille, la veste froissée et l'oeil rêveur.
Tu lisses avec une attention pernicieuse cette touffe indisciplinée, tu repasses mon habit et rends mon oeil glauque.
Il te suffit pour cela d'un unique regard.

J'ai des envies de sixties, de rock'n'roll et d'ailleurs.
Je sais que tu te complais dans l'uniformité et te loves dans une conformité respectable.


Cordialement, je te hais.
Je suis d'une autre époque, je crois.

J'ai refusé de me fier à ton apparence de paroi lisse, inaltérble que rien n'ébranle, que nul ne fait frémir.
Je tentai donc de faire plus ample connaissance.
Ton indifférence polie m'atterra.

Ton sourire entre comme une évidence dans les cases des formulaires.
Ta voix est monocorde. Ton souffle est régulier.


Je t'abhorre, sage réalité."


Après avoir lu ca, on pourra pas dire qu'on connait pas les plus grandes expressions de la langue francaise ou les figures de style de notre chère langue, n'est-ce pas.

# Posté le lundi 14 novembre 2005 13:20

Modifié le mercredi 21 décembre 2005 08:38

Henode

L'adresse.

Extrait :
"... Dans tout cela, dans les seuls attributs qu'il ai jamais pu posséder, l'amour se cherche.


Il cherche son existence, son identité, il est aussi perdu que nous ; mais lui est une folie incarné, ou plus exactement un besoin de folie incarné, alors il prends ce qui lui vient dans les mains, s'enfuit, repars, cours vers d'autres directions, ici , la , puis la-bas, revient ici, et repart la-bas, tout cela en d'indicibles fractions de millionièmes de secondes qui nous empêchent de le voir. Et il ne se préoccupe de rien, envoie tout valser, par les fenêtres, par les rives, par les ponts, dessine des destins incompréhensibles sur nos murs de porcelaine, taille dans le marbre de nos douleurs des mots d'un autre temps, inonde de larmes ou incendie de colère...


Et dans toutes ses courses folles, incroyables, ou il tombe, trébuche, se perds, s'affole et caracole sans arrêt, il fait tomber de ses poches d'immenses soleils, qui rayonnent et illuminent nos visions d'une telle manière

Que même s'il est un danger pour nous, nous finissons toujours par prier sa présence.


L'amour est un fou, qui donne et reprends sans savoir ce qu'il fait. ..."


Un putain de style sur des putAin de sujets.

# Posté le lundi 14 novembre 2005 13:24

Modifié le mercredi 21 décembre 2005 08:38

"Tirnia"

Son blog est là-même.

Extrait :
".
Retombée en enfance futuriste.

Madame cherche heures à acheter. En échange d'insomnies en boîtes s'il vous plait. Du pur concentré. Sans bavures. Et sans mélange. Non, sans une seule larme de sommeil. Un p'tit coup de pommade par soir. Fatigue assuré le lendemain.

Madame cherche le marchand de sable. Elle aimerait quelques grains à déposer. Qui sont mélangés avec des paillettes de bonheurs. Et qui font pas mal, einh! Parce que Madame, elle aimerait de la bonne qualité. Qui pique pas les yeux. Mais qui mettent pleins de jolis rêves dans la tête.

Madame cherche l'éternité. De quelques instants. Pour ça, elle donnerait ses étoiles en conserve. Pas toutes. Faut pas rêver non plus. Juste un tout petit peu. Le temps d'apercevoir ses effets. Parce que avouons-le, c'est super cool. Et joli. Ca brille de toutes les couleurs.

Madame cherche des yeux. Mais qui marchent pas tout le temps. Et violet. Déstabilisants. Mais pas trop non plus. Elle veut pas être enchaînée à eux. Juste ceux qu'il faut. Ou bien orange. Qui brillent pas dans le noir, histoire de pouvoir se cacher de temps en temps."


J'aime bien le style, ca ressemble à de la naïveté et pourtant, c'est pas donné à tout le monde d'écrire des histoires que personne ne semble comprendre.
J'me comprends.

# Posté le lundi 21 novembre 2005 11:10

Modifié le mercredi 21 décembre 2005 08:36